Vous avez entendu parler de Hyper-V, VMware et VirtualBox, mais vous ne savez pas par où commencer ? On compare les trois sans jargon.
📖 Lecture rapide
Vous pouvez faire tourner un deuxième ordinateur dans votre ordinateur. Sans racheter de matos. Vous installez Windows 11, Linux ou même une vieille version de Windows à l’intérieur d’une simple fenêtre. Ça s’appelle une « machine virtuelle » (ou VM).
Trois noms reviennent tout le temps : Hyper-V, VMware et VirtualBox. Le problème ? On sait pas lequel choisir. Les sites techniques parlent de « Type 1 hypervisor », de « pass-through GPU »… Vous êtes perdu ? Pas de panique. On va comparer Hyper-V vs VMware vs VirtualBox en français normal, comme si on discutait autour d’un café.
Ce qu’il faut comprendre tout de suite : les trois font la même chose de base (créer des machines virtuelles). Mais chacun a ses forces. L’un est plus simple, l’autre plus rapide, le troisième mieux intégré à Windows. On va voir ça point par point.
Hyper-V, c’est un peu le secret bien gardé de Microsoft. Si vous avez Windows 10 ou 11 Pro (ou Éducation, Enterprise), vous l’avez déjà sur votre PC. Pas besoin de télécharger quoi que ce soit. Ça lui donne déjà un avantage sur VirtualBox ou VMware.
Pourquoi Hyper-V est différent des autres ? Il tourne directement sur votre matériel, comme un vrai petit système d’exploitation.
Résultat : vos machines virtuelles sont presque aussi rapides que votre PC normal. Vous pouvez même faire tourner une VM en arrière-plan sans sentir de ralentissement. VirtualBox ne fait pas aussi bien.
Ce qu’il faut savoir avant de se lancer :
Mais attention, tout n’est pas parfait :
C’est plus simple que ça en a l’air. Ne vous laissez pas impressionner par le nom. Suivez ces étapes tranquillement.
Étape 1 : Cliquez sur le menu Démarrer en bas à gauche de votre écran. Tapez « Activer ou désactiver des fonctionnalités Windows » dans la barre de recherche. Vous allez voir un résultat avec une petite icône de rouage. Cliquez dessus.
Étape 2 : Une fenêtre s’ouvre avec une longue liste de cases à cocher. Faites défiler jusqu’à trouver « Hyper-V ». Cochez la case.
Attention : ne cochez rien d’autre, surtout pas des trucs qui parlent de « services Internet » ou « serveur Telnet ». Laissez tout le reste comme c’est.
Étape 3 : Cliquez sur le bouton « OK » en bas à droite. Windows va chercher les fichiers nécessaires. Une petite barre de progression apparaît. Laissez faire, ça prend une minute ou deux.
Étape 4 : Windows va vous demander de redémarrer l’ordinateur. Cliquez sur « Redémarrer maintenant ». Votre PC va s’éteindre et se rallumer tout seul. C’est normal.
Étape 5 : Après le redémarrage, cliquez sur le menu Démarrer, tapez « Gestionnaire Hyper-V ». Vous allez voir une application. Cliquez dessus pour l’ouvrir. Voilà, Hyper-V est maintenant actif sur votre PC.
Vous pouvez créer votre première machine virtuelle directement dans Hyper-V. La procédure est un peu longue, mais les assistants pas à pas intégrés vous aident. Par exemple, créer une machine virtuelle Windows Server est tout à fait faisable.
Une alternative encore plus simple ? Utiliser un logiciel comme le gestionnaire de partition/disque AOMEI. Il vous accompagne non seulement pour créer des machines virtuelles Hyper-V, mais aussi pour gérer vos disques durs et vos partitions comme un pro. Vous pouvez redimensionner, formater, fusionner des partitions, vérifier l’état d’un disque, défragmenter, supprimer les fichiers indésirables/volumineux/doublons… Bref, un outil très pratique, gratuit dans sa version de base, et bien plus clair que les outils intégrés à Windows.
Étape 1 : Dans l'onglet « Gestionnaire VM », cliquez sur « Créer une VM ».
Étape 2 : AOMEI vérifie si Hyper-V est installé. Si ce n'est pas le cas, cliquez sur « Installer », attendez environ 5 minutes puis redémarrez le PC.
Étape 3 : Après le redémarrage, retournez dans « Créer une VM ». Parcourez et sélectionnez votre fichier ISO Windows. Si plusieurs versions sont dans l'ISO, choisissez celle que vous voulez.
Étape 4 : Donnez un nom à votre VM. Pour ne pas saturer le disque C:, choisissez un dossier sur un autre disque (D: ou E:).
Étape 5 : Cliquez sur « Avancé » pour ajuster la RAM (4 Go minimum, 8 Go recommandé) et le disque virtuel.
Étape 6 : Cliquez sur « Suivant ». AOMEI crée la VM automatiquement (quelques minutes). Une fois terminé, cliquez sur « Manage VM » pour ouvrir Hyper-V Manager et démarrer votre nouvelle VM.
👉 Pour résumer : Hyper-V est parfait si vous avez Windows Pro, si vous voulez de la performance, et si vous n’avez pas besoin de brancher souvent des clés USB sur vos VM. Pour un usage serveur ou quotidien, c’est une tuerie. Pour un usage avec périphériques externes, fuyez.
VirtualBox est développé par Oracle. C’est celui qu’on recommande à tous ceux qui n’ont jamais touché à une machine virtuelle. Pourquoi ? Parce que vous le téléchargez, vous cliquez « Suivant », et cinq minutes plus tard, vous créez votre première VM. Sans mal de tête.
Ce qui rend VirtualBox aussi agréable :
Le petit défaut qu’il faut accepter : VirtualBox est un poil moins rapide que les deux autres. Pour surfer sur internet, utiliser Word ou faire un peu de code, vous ne verrez aucune différence. Pour des jeux ou du montage vidéo, là vous sentirez des ralentissements. Mais 80 % des débutants n’ont pas besoin de plus.
On va vous montrer à quel point c’est simple. Vous allez installer un système dans une fenêtre, sans toucher à votre PC principal.
Étape 1 : Téléchargez et installez VirtualBox.
Ouvrez votre navigateur, allez sur virtualbox.org. Cliquez sur « Download », choisissez « Windows hosts ». Une fois le fichier téléchargé, lancez-le et installez VirtualBox comme n’importe quel logiciel : cliquez sur « Suivant » plusieurs fois, laissez tout par défaut.
Étape 2 : Préparez le système que vous voulez installer.
Vous avez besoin d’un fichier ISO (c’est l’image d’installation du système). Cela peut être Windows, une distribution Linux, ou tout autre système. Téléchargez ce fichier ISO depuis le site officiel de l’éditeur. Par exemple, vous pouvez prendre une version d’essai de Windows ou une version gratuite de Linux. Le fichier pèse généralement entre 3 et 5 Go.
Étape 3 : Créez une nouvelle machine virtuelle.
Ouvrez VirtualBox. Cliquez sur le gros bouton bleu « Nouvelle ». Donnez un nom à votre VM, par exemple « Test system ». Choisissez le type de système (Windows, Linux, etc.) et la version correspondante. Cliquez sur « Suivant ».
Étape 4 : Attribuez de la mémoire vive (RAM) à la VM.
La quantité dépend de votre système. Pour un Windows 10/11, visez au moins 4 Go (4096 Mo). Pour un Linux léger, 2 Go (2048 Mo) suffisent. Ne dépassez pas la moitié de la RAM totale de votre PC. Cliquez sur « Suivant ».
Étape 5 : Créez un disque dur virtuel.
Laissez l’option « Créer un disque dur virtuel maintenant » cochée. Cliquez sur « Créer ». Choisissez le type « VDI », puis laissez l’option « Taille allouée dynamiquement ». Fixez une taille suffisante (par exemple 50 Go pour Windows, 25 Go pour un Linux) et cliquez sur « Créer ».
Étape 6 : Démarrez la VM et chargez votre fichier ISO.
Sélectionnez votre VM dans la liste, puis cliquez sur le bouton vert « Démarrer ». Une fenêtre vous demande de choisir un fichier ISO. Cliquez sur le petit dossier, cherchez le fichier ISO que vous avez téléchargé à l’étape 2, sélectionnez-le, puis cliquez sur « Démarrer ».
Étape 7 : Installez votre système dans la VM.
L’installation démarre exactement comme sur un vrai PC. Suivez les instructions affichées à l’écran : choisissez la langue, acceptez les conditions, créez un utilisateur. Laissez les options par défaut sauf si vous savez ce que vous faites. L’installation peut prendre de 15 à 30 minutes.
Étape 8 : Redémarrez la VM pour terminer l’installation.
Une fois l’installation terminée, le système vous demandera de redémarrer. Cliquez sur « Redémarrer maintenant ». La VM redémarre et vous arrivez sur votre nouveau bureau. Voilà, vous avez votre première machine virtuelle.
VMware, c’est un peu la référence des pros. Mais rassurez-vous, il existe une version gratuite pour les particuliers : VMware Workstation Player. Vous pouvez l’utiliser sans débourser un centime. La version payante (Workstation Pro) est plus complète, mais le Player gratuit suffit pour 95 % des débutants.
Ce que VMware fait mieux que tout le monde :
Le seul vrai frein : le prix de la version Pro. La version payante coûte autour de 200 €. Mais encore une fois, la version gratuite (Workstation Player) limite seulement le nombre de VM allumées en même temps (une seule à la fois) et quelques fonctions avancées dont un débutant n’a pas besoin. Pour commencer, prenez la version gratuite.
Alors, qui doit choisir VMware ? Les personnes qui ont un PC un peu ancien et qui veulent que leur VM tourne le mieux possible. Les gens qui bossent avec des logiciels de développement ou des bases de données. Et ceux qui veulent le compromis entre simplicité (moins simple que VirtualBox, mais plus simple qu’Hyper-V) et performance (mieux que VirtualBox, équivalent à Hyper-V).
On va être directs. Pas de tableau avec des notes obscures. Voici ce qui va vraiment décider votre choix.
Le plus simple à installer et utiliser dès le premier jour : VirtualBox. C’est indiscutable. Vous téléchargez, vous cliquez, ça marche. L’interface est claire, les options sont à portée de souris. Hyper-V fait un peu peur au début. VMware est entre les deux.
Le plus rapide pour faire tourner des logiciels lourds : VMware et Hyper-V (ex aequo). Les deux sont très bons. VirtualBox est plus lent, surtout pour les jeux, les machines virtuelles Windows récentes ou les environnements de développement un peu chargés. Si vous voulez bosser toute la journée sur une VM, évitez VirtualBox.
Le meilleur si vous avez Windows Pro et que vous ne voulez rien télécharger : Hyper-V. C’est déjà là. Vous l’activez en quelques clics. Et il tourne comme une horloge. Pas de publicité, pas de mise à jour intrusive, rien. Il est là, silencieux, efficace.
Le meilleur pour les clés USB et les disques externes : VirtualBox et VMware. Hyper-V est vraiment mauvais sur ce point. Si vous devez brancher souvent des périphériques sur votre machine virtuelle (clé de licence, disque dur de sauvegarde, imprimante), oubliez Hyper-V. Prenez VirtualBox ou VMware les yeux fermés.
Le plus économique : VirtualBox (gratuit complet) et Hyper-V (gratuit si vous avez Windows Pro). VMware gratuit existe, mais la version gratuite limite à une VM allumée à la fois. Pour un usage perso, ça suffit. Pour un usage plus sérieux, il faudra passer à la caisse.
On a tous nos petites galères. Voici les trois problèmes les plus fréquents et comment les résoudre sans pleurer devant l’écran.
« Ma machine virtuelle VirtualBox est super lente même pour naviguer sur internet. »
C’est le classique. Vous avez oublié d’installer les « Guest Additions ». C’est un petit pilote qui rend la VM fluide. Voici comment faire :
Étape 1 : Allumez votre VM. Dans le menu en haut de la fenêtre VirtualBox, cliquez sur « Périphériques » puis « Insérer l’image des additions invités ».
Étape 2 : Dans votre VM, ouvrez le lecteur CD qui apparaît (généralement dans « Poste de travail » ou « Ce PC »). Lancez le fichier d’installation. Sur Windows, c’est « VBoxWindowsAdditions.exe ». Cliquez dessus.
Étape 3 : L’installation se lance. Cliquez sur « Suivant » plusieurs fois, puis sur « Installer ». Laissez faire. Une fois terminé, on vous demande de redémarrer la VM. Acceptez.
Étape 4 : Après redémarrage, vous verrez la différence immédiatement. La souris bouge mieux, l’écran est plus réactif, et vous pouvez même redimensionner la fenêtre de la VM comme vous voulez.
« Je n’arrive pas à faire voir ma clé USB à ma VM Hyper-V. »
C’est normal. Hyper-V ne gère pas ça simplement. Vous avez deux solutions : soit vous utilisez VirtualBox ou VMware à la place (le plus simple), soit vous partagez un dossier réseau. Mais pour un débutant, on conseille sincèrement de changer d’outil. Hyper-V n’est pas fait pour ça. Ne vous obstinez pas.
« Je n’ai plus de place sur mon disque dur à cause de mes machines virtuelles. »
Les VM peuvent peser 20, 50 voire 100 Go. C’est énorme. Deux astuces :
Logiciel de partition AOMEI, c’est un peu le couteau suisse du disque dur. On a déjà parlé de son côté pratique pour créer des VM Hyper-V. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Cet outil est aussi redoutable sur votre PC principal.
Prenons un cas bien précis : vous avez une partition C: qui est pleine à craquer. À côté, vous avez de l'espace non alloué, mais pas directement à la suite de C:. Avec l'outil par défaut de Windows, vous êtes bloqué. Avec AOMEI, ça passe.
Un logiciel de partition de disque gratuit et fiable qui vous aide à redimensionner les partitions, formater les partitions, défragmenter et optimiser efficacement les performances de votre PC.
Voici comment fusionner un espace non alloué (même s'il n'est pas adjacent) avec votre partition C:
Étape 1. Faites un clic droit sur la partition C et sélectionnez Avancé > Fusionner les partitions.
Étape 2. Sélectionnez la partition C et l’espace non alloué.
Étape 3. Vérifiez l’aperçu des modifications, puis cliquez sur Appliquer pour lancer l’opération. Un redémarrage peut être requis si le disque système est concerné.
Voilà, vous avez maintenant tous les éléments pour choisir entre Hyper-V, VMware et VirtualBox. Si vous débutez ou si vous voulez simplement tester un système sans prise de tête, allez vers VirtualBox. Si vous avez Windows Pro et que vous cherchez la performance sans dépenser un euro, Hyper-V est un très bon choix. Et si vous avez besoin du meilleur des trois, surtout pour des logiciels gourmands ou un usage pro, VMware (même la version gratuite) fera l'affaire.
N'oubliez pas non plus qu'un bon outil de gestion de disques comme AOMEI peut vous simplifier la vie, que vous soyez sur un vrai PC ou sur une machine virtuelle. Testez, amusez-vous, et surtout : n'ayez pas peur de vous tromper. Une machine virtuelle, ça se supprime et ça se recrée en quelques clics. Bonne virtualisation à vous !
Les deux offrent des performances très proches dans la majorité des cas. Hyper-V est un hyperviseur de type 1 intégré à Windows, tandis que VMware Workstation repose sur un hyperviseur de type 2. En pratique, VMware peut être un peu plus à l’aise sur l’accélération graphique, mais pour un usage classique (test, bureautique, Linux), la différence est minime.
VirtualBox est généralement plus simple à prendre en main. L’installation est rapide et l’interface est intuitive. Hyper-V demande quelques réglages au départ (notamment réseau), mais reste très stable une fois configuré.
Hyper-V est inclus gratuitement avec Windows 10/11 Pro, Entreprise et Éducation. VMware propose également une version gratuite pour un usage personnel (VMware Workstation Player). La version Pro est payante et ajoute des fonctionnalités avancées.
Les deux fonctionnent très bien. VirtualBox est plus simple à configurer, tandis que Hyper-V offre d’excellentes performances et une bonne intégration avec Windows.
VMware et VirtualBox offrent une gestion USB plus directe (plug & play). Hyper-V ne permet pas l’accès USB de manière native dans tous les cas, mais des solutions existent (redirection via RDP, Enhanced Session). Ce n’est donc pas impossible, mais moins pratique.
VirtualBox fonctionne sans problème sur Windows Famille. Hyper-V n’est pas officiellement disponible sur cette édition, il est donc généralement recommandé d’utiliser VirtualBox.
Hyper-V est un excellent choix gratuit pour un usage domestique sous Windows Pro. VMware ESXi est plus avancé et orienté serveur, mais aussi plus complexe à mettre en place. Pour un homelab débutant, Hyper-V est souvent suffisant.
Aucun de ces outils n’est réellement conçu pour le jeu en machine virtuelle. VMware offre généralement de meilleures performances graphiques, mais les résultats restent limités sans GPU passthrough.