Hyper-V est un hyperviseur de type 1, même s'il s'installe depuis Windows. On vous montre la différence hyperviseur type 1 et 2 avec des vérifications à votre portée.
Quand on commence à s’intéresser à la virtualisation sous Windows, une question revient presque systématiquement : Hyper-V est-il un hyperviseur de type 1 ou de type 2 ?
Si vous avez déjà utilisé des outils comme VirtualBox ou VMware Workstation, la confusion est normale. Hyper-V s’active depuis Windows, donc on pourrait penser qu’il fonctionne comme un logiciel classique. En réalité, c’est beaucoup plus subtil que ça.
Réponse courte : Hyper-V est un hyperviseur de type 1. Mais pour vraiment comprendre pourquoi, il faut aller un peu plus loin que la définition théorique.
Sur le papier, la différence est simple. Dans la pratique, elle change complètement la manière dont votre machine virtuelle fonctionne.
Un hyperviseur de type 1 (appelé aussi bare metal) ne dépend pas d’un système d’exploitation classique. Il s’intercale directement entre le matériel et tout le reste.
Concrètement, dès que Hyper-V est activé, il prend le contrôle du processeur (CPU), de la mémoire (RAM) et de la gestion des périphériques. Windows ne “contrôle” plus totalement la machine : il devient lui-même une sorte de machine virtuelle privilégiée.
Ce point est souvent mal compris. Windows continue de fonctionner normalement, mais en arrière-plan, il passe par Hyper-V pour accéder au matériel.
Résultat :
C’est pour cette raison que ce type d’hyperviseur est utilisé dans les serveurs et les environnements professionnels.
Un hyperviseur de type 2 fonctionne comme une application classique. Il repose entièrement sur le système d’exploitation hôte.
Le schéma est alors :
Matériel → Windows → logiciel de virtualisation → machine virtuelle
Chaque opération (lecture disque, accès mémoire, réseau) doit passer par plusieurs couches. Cela ajoute de la latence et consomme plus de ressources.
Dans la pratique, ça ne se voit pas forcément sur une petite VM, mais dès que vous lancez plusieurs machines ou des tâches lourdes, la différence devient évidente.
C’est ici que beaucoup de gens se trompent.
Hyper-V ne fonctionne pas “au-dessus” de Windows. Lorsqu’il est activé, il modifie complètement l’architecture de démarrage du système.
Le schéma réel devient :
Matériel → Hyper-V → Windows (partition parent) → machines virtuelles
Autrement dit, Windows n’est plus au sommet de la hiérarchie. Il devient un composant géré par Hyper-V.
C’est aussi pour ça que certains logiciels de virtualisation (comme VirtualBox ou VMware Workstation) peuvent avoir des problèmes de compatibilité lorsque Hyper-V est actif : ils se retrouvent à fonctionner au-dessus d’un hyperviseur déjà présent.
Autre indice important : Hyper-V s’appuie directement sur les extensions matérielles du processeur (Intel VT-x ou AMD-V). Ce n’est pas une simple abstraction logicielle.
Plutôt que de faire confiance à une définition, le plus simple reste de vérifier directement sur votre machine.
Appuyez sur Windows + R, tapez msinfo32 puis validez. Cela ouvre directement la fenêtre des informations détaillées de votre système.
Dans la fenêtre qui s’affiche, faites simplement défiler légèrement vers le bas avec la molette de votre souris. L’information recherchée apparaît généralement assez rapidement dans la liste.
Repérez la ligne indiquant « Un hyperviseur a été détecté. Les fonctionnalités nécessaires à Hyper-V ne seront pas affichées. ». Si elle est présente, cela signifie que Hyper-V est déjà chargé au démarrage et fonctionne en dessous de Windows, ce qui correspond au comportement d’un hyperviseur de type 1.
Étape 1. Ouvrez PowerShell en tant qu’administrateur et exécutez :
Get-WindowsOptionalFeature -Online -FeatureName Microsoft-Hyper-V-Hypervisor
Étape 2. Si le résultat affiche Enabled, cela confirme que l’hyperviseur est actif au niveau système.
Ce n’est pas juste “installé” — il est réellement utilisé au démarrage.
Activer Hyper-V ne change pas seulement la virtualisation, ça a des impacts réels sur votre système.
Impact sur les performances
Les machines virtuelles bénéficient d’un accès plus direct au matériel. Sur des tests réels (compilation, VM Linux, lab réseau), on constate généralement :
Compatibilité avec d’autres logiciels
C’est le point le plus important en pratique.
Quand Hyper-V est actif :
Ce n’est pas un bug. C’est simplement dû au fait qu’un hyperviseur de type 1 est déjà en contrôle.
Fonctionnalités Windows dépendantes de Hyper-V
Même si vous ne créez pas de VM, Hyper-V est utilisé par plusieurs fonctionnalités :
Autrement dit, vous utilisez peut-être déjà Hyper-V sans le savoir.
La réponse dépend de votre usage réel, pas de la théorie.
Dans la vraie vie, beaucoup de développeurs utilisent les deux… mais pas en même temps.
Une fois Hyper-V actif sur votre PC, vous pouvez créer une machine virtuelle en quelques minutes. L’outil peut paraître un peu technique au premier abord, mais en pratique, l’assistant est assez guidé. Voici une procédure claire, sans étapes inutiles.
Étape 1 : activer Hyper-V si ce n’est pas déjà fait
Ouvrez « Activer ou désactiver des fonctionnalités Windows », cochez Hyper-V (y compris la plateforme et les outils de gestion), puis redémarrez votre ordinateur. Sans ce redémarrage, Hyper-V ne sera pas réellement chargé au niveau système.
Étape 2 : ouvrir le Gestionnaire Hyper-V
Dans le menu Démarrer, tapez Gestionnaire Hyper-V et ouvrez l’outil. Une fois lancé, vous verrez votre machine dans la colonne de gauche. C’est à partir de là que vous allez créer et gérer toutes vos machines virtuelles.
Dans le panneau de droite, cliquez sur Nouveau puis Machine virtuelle. L’assistant s’ouvre. Cliquez sur « Suivant » pour passer l’écran d’introduction.
Étape 4 : choisir le nom et l’emplacement
Donnez un nom clair à votre machine (par exemple : Windows 11 Test ou Ubuntu Lab). Vous pouvez laisser l’emplacement par défaut ou choisir un autre disque si vous manquez d’espace sur C:. Pour de meilleures performances, un SSD est fortement recommandé.
Étape 5 : sélectionner la génération (point important)
Choisissez entre Génération 1 et Génération 2. Dans la majorité des cas, sélectionnez Génération 2, car elle utilise l’UEFI, gère mieux les systèmes récents (Windows 10/11, Linux modernes) et offre de meilleures performances. Utilisez Génération 1 uniquement pour des systèmes anciens ou spécifiques.
Étape 6 : définir la mémoire (RAM)
Attribuez la mémoire vive à la machine virtuelle. Pour Windows 10/11, prévoyez au minimum 4 Go (idéalement 8 Go). Vous pouvez cocher l’option Mémoire dynamique pour permettre à Hyper-V d’ajuster automatiquement la RAM en fonction des besoins.
Étape 7 : configurer le réseau
Choisissez un commutateur réseau (switch virtuel). Si aucun n’est disponible, vous devrez en créer un via le « Gestionnaire de commutateur virtuel ». Pour un usage classique, un switch externe permet à la VM d’accéder à Internet comme un vrai PC.
Étape 8 : créer le disque dur virtuel
Laissez les paramètres par défaut pour créer un disque virtuel (VHDX). Une taille de 50 à 80 Go est recommandée pour Windows. Le format VHDX est plus robuste et mieux adapté aux systèmes récents.
Étape 9 : ajouter le fichier ISO du système
Sélectionnez « Installer un système d’exploitation à partir d’un fichier image », puis choisissez votre fichier ISO (Windows, Linux, etc.). C’est ce fichier qui servira à installer le système dans la machine virtuelle.
Étape 10 : finaliser et démarrer la machine virtuelle
Cliquez sur « Terminer », puis faites un clic droit sur la machine virtuelle et choisissez Démarrer. Ensuite, ouvrez-la et suivez les étapes d’installation du système comme sur un ordinateur classique.
👉 Conseils pratiques pour éviter les erreurs courantes
Si la machine ne démarre pas correctement, vérifiez que la virtualisation (Intel VT-x ou AMD-V) est activée dans le BIOS. En cas d’absence de réseau, assurez-vous d’avoir bien sélectionné un commutateur virtuel. Enfin, évitez d’allouer trop de RAM ou de CPU si votre machine hôte est limitée, au risque de ralentir l’ensemble du système.
Une fois votre première machine virtuelle créée, vous pourrez facilement en dupliquer d’autres pour tester différents environnements sans impacter votre Windows principal.
Dans une utilisation quotidienne de Windows 11, Windows 10 ou même des versions plus anciennes, que ce soit sur un PC physique ou dans une machine virtuelle Hyper-V, certains problèmes de disque reviennent très souvent.
Le souci, c’est que les outils natifs de Windows restent assez limités pour gérer ces situations sans manipulation complexe ou sans perte de temps.
Voici quelques cas concrets que beaucoup d’utilisateurs rencontrent :
Dans ce type de situation, certains outils spécialisés comme le gestionnaire de partition AOMEI permettent de contourner ces limites et de simplifier des opérations qui demanderaient autrement plusieurs étapes techniques sous Windows.
Ici, on vous montre comment ajouter l'espace non alloué non adjacent à la partition C :
Étape 1. Faites un clic droit sur la partition C et sélectionnez Avancé > Fusionner les partitions.
Étape 2. Sélectionnez la partition C et l’espace non alloué.
Étape 3. Vérifiez l’aperçu des modifications, puis cliquez sur Appliquer pour lancer l’opération.
Un redémarrage peut être requis si le disque système est concerné.
De plus, AOMEI permet aussi de créer une VM Hyper-v de manière plus simple :
Étape 1 : Dans l'onglet « Gestionnaire VM », cliquez sur « Créer une VM ».
Étape 2 : AOMEI vérifie si Hyper-V est installé. Si ce n'est pas le cas, cliquez sur « Installer », attendez environ 5 minutes puis redémarrez le PC.
Étape 3 : Après le redémarrage, retournez dans « Créer une VM ». Parcourez et sélectionnez votre fichier ISO Windows. Si plusieurs versions sont dans l'ISO, choisissez celle que vous voulez.
Étape 4 : Donnez un nom à votre VM. Pour ne pas saturer le disque C:, choisissez un dossier sur un autre disque (D: ou E:). Cliquez sur « Avancé » pour ajuster la RAM (4 Go minimum, 8 Go recommandé) et le disque virtuel.
Étape 5 : Cliquez sur « Suivant ». AOMEI crée la VM automatiquement (quelques minutes). Une fois terminé, cliquez sur « Manage VM » pour ouvrir Hyper-V Manager et démarrer votre nouvelle VM.
Hyper-V est bien un hyperviseur de type 1, mais ce n’est pas évident à comprendre au premier abord, car il s’intègre directement dans Windows.
Une fois activé, il prend le contrôle du matériel et place Windows au-dessus de lui. C’est ce détail qui fait toute la différence avec un hyperviseur de type 2.
Si vous avez vu le message “Un hyperviseur a été détecté”, alors vous avez déjà la preuve sur votre machine : Hyper-V fonctionne bien comme un hyperviseur natif.
Et c’est justement cette architecture qui explique ses performances et certaines limitations avec d’autres outils.