Deux méthodes, deux façons de conserver les changements. Un exemple sur cinq jours vous aide à comprendre leurs contraintes, puis à programmer une sauvegarde de fichiers sous Windows.
Quelques documents corrigés, de nouvelles photos, un dossier qui s’étoffe… Vos fichiers évoluent sans que tout leur contenu change chaque jour. Pourtant, recopier systématiquement l’ensemble peut finir par prendre beaucoup de temps et remplir votre disque externe.
C’est souvent au moment de programmer une sauvegarde que la question apparaît : quelle est la différence entre sauvegarde incrémentielle et différentielle ? Derrière ces termes proches se cachent deux façons de conserver les changements, avec des conséquences au moment de retrouver vos fichiers.
Une sauvegarde incrémentielle enregistre les changements depuis la dernière sauvegarde de sa chaîne. Une sauvegarde différentielle enregistre les changements depuis la dernière sauvegarde complète. Leur différence essentielle tient donc au point de référence utilisé.
Les deux méthodes commencent par une sauvegarde complète, qui copie toutes les données sélectionnées. Il peut s’agir uniquement d’un dossier de documents : « complète » ne signifie pas nécessairement sauvegarder tout le PC.
Après la copie complète initiale, chaque sauvegarde incrémentielle ajoute un nouveau maillon. Dans une suite composée uniquement d’incrémentielles, chaque exécution prend pour référence la précédente.
Par exemple, vous sauvegardez vos documents lundi, puis ajoutez des photos mardi et un PDF mercredi :
Pour reconstituer l’ensemble à la date de mercredi, le logiciel doit disposer de la complète du lundi et des deux incrémentielles suivantes. Vous choisissez généralement le point de restauration souhaité ; le logiciel exploite les éléments nécessaires, sans vous demander de recopier chaque sauvegarde manuellement.
Cette dépendance concerne les chaînes incrémentielles classiques, notamment celles utilisées par AOMEI Backupper. D’autres architectures de sauvegarde peuvent gérer leurs dépendances différemment.
La différentielle conserve le même point de référence jusqu’à la prochaine sauvegarde complète. Elle reprend donc aussi des changements déjà présents dans une différentielle précédente.
Avec les mêmes fichiers :
Pour retrouver l’ensemble à la date de mercredi, il faut la complète du lundi et la différentielle du mercredi. Celle du mardi n’est pas nécessaire à cette restauration.
Une différentielle n’est donc pas une sauvegarde autonome. Elle dépend toujours de sa sauvegarde complète de référence. Ce fonctionnement explique aussi pourquoi son volume tend à augmenter à mesure que les changements s’accumulent.
Prenons un dossier de 100 Go le lundi, auquel vous ajoutez 5 Go de nouveaux fichiers chaque jour, du mardi au vendredi. Aucun fichier existant n’est modifié ou supprimé.
Cet exemple est volontairement simplifié : il ne tient compte ni de la compression, ni de la déduplication, ni des métadonnées. Les volumes ne représentent pas une mesure de performance d’un logiciel.
| Jour | Nouvelles données | Sauvegarde avec la méthode incrémentielle | Sauvegarde avec la méthode différentielle |
|---|---|---|---|
| Lundi | 100 Go au départ | Complète : 100 Go | Complète : 100 Go |
| Mardi | + 5 Go | 5 Go | 5 Go |
| Mercredi | + 5 Go | 5 Go | 10 Go |
| Jeudi | + 5 Go | 5 Go | 15 Go |
| Vendredi | + 5 Go | 5 Go | 20 Go |
| Total conservé, toutes les sauvegardes incluses | 120 Go de données sources | 120 Go | 150 Go |
Le vendredi, les deux méthodes permettent de retrouver les mêmes 120 Go de données. En revanche, elles n’ont pas conservé ces données de la même manière :
Les 150 Go de la stratégie différentielle correspondent à la conservation de tous les points de sauvegarde. Ne conserver que la complète et la dernière différentielle réduirait l’espace nécessaire, mais ferait perdre les points intermédiaires.
Autre nuance : une différentielle de 20 Go ne contient pas forcément toutes les versions successives d’un document modifié chaque jour. Elle sert à restituer l’état correspondant à son point de sauvegarde.
Le volume enregistré à chaque passage ne suffit pas à évaluer une méthode. Il faut aussi considérer les opérations nécessaires pour restaurer les données et gérer les anciennes sauvegardes.
| Critère | Sauvegarde incrémentielle classique | Sauvegarde différentielle |
|---|---|---|
| Temps de sauvegarde | Généralement plus court lorsque peu de données changent entre deux passages | Peut augmenter avec les changements accumulés depuis la complète |
| Espace conservé | Généralement plus faible à fréquence et rétention comparables | Souvent plus élevé lorsque plusieurs différentielles sont conservées |
| Restauration d’un état complet | Nécessite la complète et les incrémentielles jusqu’au point choisi | Nécessite la complète et la différentielle du point choisi |
| Élément intermédiaire manquant | Peut rendre les points suivants qui en dépendent inutilisables | Une différentielle manquante n’empêche pas, à elle seule, l’utilisation des autres |
| Complète endommagée | Compromet les restaurations qui en dépendent | Compromet également les restaurations qui en dépendent |
| Suppression d’anciennes sauvegardes | Doit respecter les dépendances de la chaîne | Permet de retirer certaines différentielles, au prix des points correspondants |
Moins de sauvegardes à lire ne garantit pas une restauration instantanée. Le débit du disque, le réseau, la compression et le nombre de petits fichiers influencent aussi la durée. Il faut tester une restauration représentative pour connaître le délai réel.
De même, « ne sauvegarder que les changements » ne signifie pas toujours copier uniquement les quelques octets modifiés. Selon le logiciel et le type de tâche, le traitement peut se faire par fichier ou par bloc. Une petite modification dans un gros fichier peut donc produire une sauvegarde relativement importante.
Enfin, la fréquence constitue un réglage distinct de la méthode : une sauvegarde quotidienne laisse les modifications effectuées depuis la dernière exécution sans protection. AOMEI Backupper Standard permet justement d’associer la sauvegarde incrémentielle de fichiers à une planification régulière.
Pour protéger vos dossiers personnels sous Windows, AOMEI Backupper Standard permet de créer des images de sauvegarde et d’automatiser les exécutions suivantes. Vous pouvez ainsi préserver vos documents sans refaire une copie complète manuellement chaque soir.
Trois fonctions sont particulièrement utiles ici :
La sauvegarde différentielle et le nettoyage automatique des anciennes images ne font pas partie des fonctions gratuites de Standard. Ces possibilités nécessitent une édition payante appropriée, comme Professional. Consultez la comparaison des éditions si elles sont indispensables.
Téléchargez AOMEI Backupper Standard gratuitement, puis préparez un emplacement de destination disposant de suffisamment d’espace.
Un logiciel de sauvegarde Windows gratuit et fiable pour protéger votre système, vos disques et vos fichiers grâce à des fonctionnalités de sauvegarde, de restauration et de clonage.
1. Installez et ouvrez le logiciel. Dans le menu de gauche, cliquez sur Sauvegarder, puis sur Sauvegarde de fichiers.
2. Donnez un nom reconnaissable à la tâche. Cliquez sur Sélectionner la source, puis choisissez les fichiers ou dossiers à protéger.
3. Sélectionnez la destination de l’image. Privilégiez un autre support physique que celui contenant les fichiers originaux, afin qu’une panne du disque source ne touche pas simultanément les deux copies.
4. Ouvrez Planifier et activez la sauvegarde planifiée. Choisissez une fréquence quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle, puis définissez l’heure et les jours correspondants.
5. Dans Plan de sauvegarde, vérifiez que la méthode sélectionnée est Sauvegarde incrémentielle, proposée par défaut pour les tâches planifiées. Validez vos réglages sans activer les options payantes de nettoyage automatique.
6. Cliquez sur Démarrer, puis choisissez Ajouter la planification et commencer sauvegarder maintenant pour créer immédiatement la première complète. Les exécutions suivantes utiliseront la méthode configurée.
7. Vérifiez que la tâche se termine sans erreur, puis testez la restauration de quelques fichiers vers un dossier distinct. Gardez la complète et les incrémentielles nécessaires ; ne supprimez pas un fichier image isolé simplement parce qu’il est ancien.
Commencez avec un dossier de taille modeste : vous pourrez vérifier le déroulement d’une sauvegarde planifiée avant d’étendre la tâche à davantage de fichiers.
Privilégiez l’incrémentielle si votre priorité est de limiter les volumes copiés régulièrement. La différentielle convient lorsque vous souhaitez réduire le nombre d’éléments nécessaires à une restauration, avec davantage d’espace disponible. Pour départager les deux, testez le temps de restauration acceptable et vérifiez les fonctions de votre logiciel.
Elle évite de recopier à chaque passage les données déjà sauvegardées et inchangées. À durée de conservation comparable, cela peut limiter la capacité à acheter ou le volume facturé par un stockage distant. L’économie réelle dépend toutefois des changements, de la compression, de la rétention et du tarif du service utilisé.
Elle peut simplifier la reprise d’activité en limitant la restauration à une complète et à la différentielle pertinente. Cela peut contribuer à réduire l’indisponibilité et les manipulations nécessaires après un incident. Ce bénéfice doit être confirmé par des tests et mis en balance avec l’espace supplémentaire requis.
L’incrémentielle suit les changements d’une sauvegarde à la suivante ; la différentielle reste attachée à la dernière complète. Cette différence détermine autant l’espace conservé que les dépendances de restauration. Avec AOMEI Backupper Standard, commencez par une sauvegarde incrémentielle planifiée de vos fichiers, puis vérifiez que vous savez réellement les récupérer.